Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°50 - Hilaire de Crémiers, une vie au service de l’idée royale

Publiée le 15/09/2024

En prélude à la Conversation que nous aurons prochainement avec le prince Jean de France, comte de Paris, nous avons rencontré celui qui en sait probablement le plus long sur l’histoire de l’idée royale en France et sur son actualité, Hilaire de Crémiers. Héritier d’une grande famille poitevine, homme de foi, de fidélité et d’honneur, (il est d’ailleurs le président d’honneur de l’Action française), cet homme trop modeste qui dirige "Politique Magazine" et "La Nouvelle Revue Universelle" fondée par Jacques Bainville, a placé son érudition, sa patience et son imagination au service d’une grande cause qui, contrairement à ce que l’on croit, rencontre aujourd’hui une audience croissante, notamment auprès des jeunes. Ecoutons le présenter son Maurras, dont il a une lecture très particulière, raconter le "mai 68 des royalistes" ou la manifestation du 11 novembre 1940, revenir sur les heurs et malheurs de l’Action française, les turpitudes des Républiques, la politique étrangère du trop méconnu Charles X etc. On apprend beaucoup !

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"

Publiée le 02/08/2026

Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.

Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison,  ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans)  l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite  qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…