Les Conversations
Les Conversations : Le parcours très coloré de Frigide Barjot
Voici dix ans exactement, en novembre 2012, la première Manif Pour Tous s’élançait de la place Denfert-Rochereau, remportant d’emblée un succès inattendu derrière un slogan simple : "Un père, une mère ! Défendons la famille naturelle !". Suivirent de nombreuses manifestations, en province aussi bien qu’à Paris (où trois nouvelles manifestations dépassèrent le million de participants) qui montrèrent l’ampleur de l’opposition des Chrétiens à la "loi Taubira", laquelle fut cependant adoptée à la sauvette par des parlementaires qui n’avaient sans doute pas perçu l’étendue de ses conséquences. C’est ce que montre ici Frigide Barjot, alias Virginie Tellenne, dans un entretien très libre au fil duquel celle qui sut mettre ses talents bien rodés de "communicante" relate son parcours personnel, montrant comment elle parvient à mettre "le feu aux poudres", au service d’une cause qui surprit par sa vigueur. Ce combat n’en est à ses yeux qu’aux prémisses : la lutte des conservateurs contre les multiformes coups de force du "transhumanisme", la tentative prométhéenne de créer des "transhumains" doit se poursuivre inlassablement. Informons-nous, écoutons avec le cœur cette femme à nulle autre pareille, suivons-la ici dans la défense de l’humanité de l’Homme !
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"
Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.
Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison, ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans) l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…
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