Les idées à l'endroit

Les idées à l'endroit : L’homme selon Arnold Gehlen

Publiée le 19/05/2023

Arnold Gehlen (1904-1976) est un anthropologue, sociologue et philosophe allemand dont l’influence sur la pensée conservatrice européenne a été considérable et dont les analyses furent à certains égards prophétiques.

Refusant de réduire l’homme à une dimension unique, qu’elle soit spirituelle ou biologique, il voit en lui un être d’ouverture en raison de son immaturité natale. Dans cette perspective, les institutions – dont la famille – ne sont en rien oppressives mais, au contraire, libératrices, en tant qu’elles lui permettent de mener une vie proprement humaine. En ceci, Gehlen s’oppose à Adorno, à l’École de Francfort, aux idéologies progressistes et révolutionnaires.

En outre, il fut un critique virulent et inspiré de l’hypermorale qui, aujourd’hui, tient lieu de politique et accroît la confusion.

Pour en parler : Alain de Benoist, historien des idées, philosophe (dernier titre paru : "Nous et les autres", Editions du Rocher), François Poncet, traducteur de "Morale et hypermorale d’Arnold Gehlen" (Éditions Krisis) et Benjamin Demeslay, chargé d’enseignement en sciences politiques et essayiste ("Stefan George et son Cercle - De la poésie à la révolution conservatrice", La Nouvelle Librairie).

Ouvrages d’Arnold Gehlen : "L’Homme, sa nature et sa position dans le monde", (Gallimard), "Morale et Hypermorale" (Krisis). La revue Nouvelle École a consacré son dernier numéro à Arnold Gehlen.

Les idées à l'endroit - Gaston Bachelard, philosophe de la science et de la poésie

Publiée le 18/09/2026

Gaston Bachelard (1884-1962), issu d’un milieu champenois modeste, arpenta autant les chemins de campagne que le Quartier latin, à Paris, où il enseigna la philosophie, plus précisément dans ce haut lieu qu’est la Sorbonne. Sa pensée est elle-même, en quelque sorte, double : elle investit autant le domaine scientifique que le champ littéraire, au point qu’il fut considéré à juste titre comme un écrivain et un poète. Explorant le monde imaginaire et de la rêverie avec délicatesse, subtilité et finesse, il a montré combien celui-ci recèle des trésors de connaissance.

Pour en parler, Jean-Jacques Wunenburger, professeur émérite de philosophie à l’Université Jean-Moulin (Lyon 3), ancien directeur du Centre Gaston Bachelard de recherches sur l’imaginaire et la rationalité (Université de Bourgogne), président de l’Association internationale Gaston Bachelard, auteur notamment de "Gaston Bachelard : poétique des images" (Éditions Mimésis) et de "La Philosophie de l’imaginaire" chez Bachelard (Puf), Marie-Pierre Lassus, professeur émérite en musicologie à l’Université de Lille, auteur de "Bachelard musicien : une philosophie des silences et des timbres" (Éditions du Septentrion) et de plusieurs articles consacrés à Bachelard, notamment "Gaston Bachelard et la musique" (colloque international sur "Gaston Bachelard et l’écriture"), et Victoire Mohebi, qui a une double formation, en mathématiques et en philosophie, auteur d’un Master sur "Gaston Bachelard et la poétique du feu" ; elle a publié un article sur la "Poétique du jardin persan" dans l’ouvrage collectif "Gaston Bachelard, science et poétique : une nouvelle éthique ?", issu du colloque de Cerisy de 2012 consacré à Bachelard.