Les idées à l'endroit
Les idées à l'endroit : L’homme selon Arnold Gehlen
Arnold Gehlen (1904-1976) est un anthropologue, sociologue et philosophe allemand dont l’influence sur la pensée conservatrice européenne a été considérable et dont les analyses furent à certains égards prophétiques.
Refusant de réduire l’homme à une dimension unique, qu’elle soit spirituelle ou biologique, il voit en lui un être d’ouverture en raison de son immaturité natale. Dans cette perspective, les institutions – dont la famille – ne sont en rien oppressives mais, au contraire, libératrices, en tant qu’elles lui permettent de mener une vie proprement humaine. En ceci, Gehlen s’oppose à Adorno, à l’École de Francfort, aux idéologies progressistes et révolutionnaires.
En outre, il fut un critique virulent et inspiré de l’hypermorale qui, aujourd’hui, tient lieu de politique et accroît la confusion.
Pour en parler : Alain de Benoist, historien des idées, philosophe (dernier titre paru : "Nous et les autres", Editions du Rocher), François Poncet, traducteur de "Morale et hypermorale d’Arnold Gehlen" (Éditions Krisis) et Benjamin Demeslay, chargé d’enseignement en sciences politiques et essayiste ("Stefan George et son Cercle - De la poésie à la révolution conservatrice", La Nouvelle Librairie).
Ouvrages d’Arnold Gehlen : "L’Homme, sa nature et sa position dans le monde", (Gallimard), "Morale et Hypermorale" (Krisis). La revue Nouvelle École a consacré son dernier numéro à Arnold Gehlen.
Les idées à l'endroit - Roger Nimier : le centenaire du Hussard
Il y a une légende de Roger Nimier (1925-1962), celle du Hussard et de la droite littéraire, de la désinvolture, de l’ironie, parfois du cynisme et du dandysme, que vient clore de surcroît une mort accidentelle et prématurée. Tout ceci est vrai, mais n’y a-t-il pas dans l’œuvre du romancier, du journaliste, du critique littéraire qu’il fut, une dimension plus sombre, plus mélancolique, plus profonde ? Ce n’est pas rien d’avoir 20 ans en 1945, d’assister à l’Epuration et aux manœuvres de ceux que Jean Paulhan devait appeler "les directeurs de la Résistance".
Pour en parler, Thierry Bouclier, avocat, biographe, essayiste et romancier, auteur notamment de "Le Hussard et le cadavre de l’île d’Yeu" (Auda Isarn, 2022) et "Rouge et jaune pour le Hussard" (Auda Isarn, 2019), qui publie un essai biographique sur Roger Nimier (Éditions Lif), et Jérôme Besnard, journaliste et essayiste ("Pierre Boutang", Éditions Muller, 2012 ; "La Droite imaginaire - de Chateaubriand à François Fillon", Cerf 2018), qui a collaboré au Cahier de l’Herne consacré à Roger Nimier : "La tentation royaliste de Roger Nimier".
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :