Passé Présent

Passé-Présent n° 272 : Retour nécessaire sur la guerre d'Algérie

Publiée le 16/06/2020
Passé PrésentLes dessous du traité de Trianon (1920) Après l'armistice signé entre les Alliés et l'Allemagne en novembre 1918, furent conclus les traités de Versailles (28/06/1919) et de Saint-Germain-en-Laye (10/09/1919) respectivement avec l'Allemagne et l'Autriche, qui mettaient définitivement un terme au 1er conflit mondial. L'ultime traité, celui de Trianon (04/06/1920) - au Grand Trianon de Versailles - inflige à la Hongrie le démembrement des deux-tiers de son territoire. Philippe Conrad nous en explique les dessous.   Vérités sur la guerre d'Algérie Dans son dernier ouvrage "Dissidence / dissonance", l'historien Jean Monneret, hôte de Philippe Conrad, met en évidence la vision biaisée contemporaine de la réalité coloniale en Algérie, ainsi que le manque de nuance d'analystes partisans. Or l'ouverture, après une prescription trentenaire, des archives militaires en 1962, a révélé des brèches dans l'historiographie notamment sur le nombre d'Européens disparus après le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu.  

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.