Passé Présent
Passé-Présent n°294 : L'exposition coloniale de 1931
L'exposition coloniale de 1931
2021 marque le 90è anniversaire de l'Exposition Coloniale française qui se déroula entre le 6 mai et le 15 novembre 1931 dans le bois de Vincennes sur une superficie de 114 hectares. Le succès populaire fut fabuleux puisque l'on enregistra plus de 170 000 entrées quotidiennes. Les visiteurs s'émerveillant devant la reconstitution de villages africains, de temples asiatiques, soulignant l'apothéose d'une France coloniale glorieuse et puissante. Des vestiges de l'exposition, subsistent de nos jours le parc zoologique et le musée des colonies - devenu celui de l'immigration - dont la façade décorée par Alfred Janniot est un pur chef-d'œuvre.Madeleine Brès : Première femme médecin
Nous suivons, en compagnie d'Anne Sicard, le difficile itinéraire que Madeleine Brès (1842-1921) emprunta pour la conduire au doctorat de médecine alors que l'accès des étudiantes au concours d'externat ne devint effectif qu'en 1882. Veuve, ayant trois enfants à charge, elle soutint sa thèse qui fit impression en France comme à l'étranger, puis s'établit à Paris, se spécialisant dans le domaine de la pédiatrie. Tout en exerçant, elle consacra ses ressources personnelles à la fondation d'une crèche, avant de s'éteindre dans la pauvreté.Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?
Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.
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