Passé Présent

Passé-Présent n°300 : L'amour-haine entre Napoléon 1er et Chateaubriand

Publiée le 30/03/2021
Pour la 300ème émission de Passé-Présent, Philippe Conrad nous propose de tracer le destin croisé entre l'icône littéraire romantique et l'Empereur. Après un long séjour outre-manche et ses premiers succès livresques François-René de Chateaubriand (1768-1848) rencontre Napoléon Bonaparte (1769-1821) lors d'une réception chez le frère de ce dernier : Lucien. Suivront une succession d'épisodes où l'amour-haine entretiendra les deux hommes. L'opposition au régime impérial dénoncé par l'écrivain provoquera une violente réaction de Napoléon qui, néanmoins, tentera une conciliation en faisant élire l'auteur du "Génie du christianisme" à l'Académie française, afin aussi de lui rallier les opposants royalistes. Plus tard, alors que l'empereur vaincu est exilé à l'Ile d'Elbe, Chateaubriand publiera un redoutable pamphlet à son encontre qu'il modérera ensuite ; enfin, devenu ministre des Affaires étrangères sous Louis XVIII quelques mois après la mort de Napoléon, il lui consacrera, cette fois, des lignes dithyrambiques.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.