Passé Présent

Passé-Présent n°307 : L'imposture de l'art contemporain

Publiée le 18/05/2021

Fiasco britannique en Afghanistan

Anne Sicard nous conte l'épisode considéré comme le plus humiliant de toutes les opérations militaires britanniques en Asie, à savoir leur dramatique retraite de Kaboul vers l'Inde au cours de l'hiver 1842. Jamais acceptés par les tribus afghanes, les soldats anglais furent contraints d'évacuer une région où ils s'étaient installés pour s'opposer à la présence russe. Cheminant difficilement dans un terrain escarpé, paralysés par le froid glacial, mal commandés, harcelés par les attaques des combattants afghans, la quasi-totalité des malheureux fuyards périrent au cours de leur fuite.

L'imposture de l'art contemporain

Artiste elle-même, spécialiste et analyste des dérives de l'art contemporain officiel, Aude de Kerros dénonce, dans son dernier livre, la compromission de cet art du concept avec la finance et le pouvoir. Face à Philippe Conrad, très au fait également de la folle tentative qui consiste à effacer la peinture de ses bases esthétiques, Aude de Kerros insiste sur l'intervention directe de l'Etat pour légitimer et imposer ce qui est devenu un conformisme, malgré le faible succès public de ces manifestations dites artistiques où le mauvais goût le dispute à l'outrance. "L'imposture de l'art contemporain - Une utopie financière" par Aude de Kerros - Ed. Eyrolles poche - 406 p.

Passé-Présent avec Odile de Lacoste Lareymondie - Quand la Martinique se révolte contre la Révolution !

Publiée le 10/06/2026

En 1793, pendant que la Révolution guillotinait à Paris et que la Vendée brûlait, une autre résistance s'organisait – à six mille kilomètres de la métropole, dans une colonie que Paris croyait acquise. Des planteurs, leurs esclaves, des hommes de couleur libres. Ensemble, contre les commissaires de la Convention, contre le tribunal révolutionnaire qu'on installait déjà sur la place principale de Fort Royal. Ils ont tenu des mois, gagné des batailles, et contraint Rochambeau lui-même – fils du héros de la guerre d'indépendance américaine – à capituler après quarante-trois jours de siège. La Martinique n'a pas connu la Terreur. Les familles sont restées sur leurs terres, l'île a traversé le XIXe siècle avec une continuité sociale que la Guadeloupe voisine, dévastée par Victor Hugues, n'a jamais retrouvée. Cette histoire, l'historiographie officielle ne la raconte pas. Pour raconter cette page d'histoire méconnue "Passé-Présent" reçoit Odile de Lacoste Lareymondie pour son ouvrage "La Vendée créole" paru chez Via Romana.