Passé Présent
Passé-Présent n°307 : L'imposture de l'art contemporain
Fiasco britannique en Afghanistan
Anne Sicard nous conte l'épisode considéré comme le plus humiliant de toutes les opérations militaires britanniques en Asie, à savoir leur dramatique retraite de Kaboul vers l'Inde au cours de l'hiver 1842. Jamais acceptés par les tribus afghanes, les soldats anglais furent contraints d'évacuer une région où ils s'étaient installés pour s'opposer à la présence russe. Cheminant difficilement dans un terrain escarpé, paralysés par le froid glacial, mal commandés, harcelés par les attaques des combattants afghans, la quasi-totalité des malheureux fuyards périrent au cours de leur fuite.L'imposture de l'art contemporain
Artiste elle-même, spécialiste et analyste des dérives de l'art contemporain officiel, Aude de Kerros dénonce, dans son dernier livre, la compromission de cet art du concept avec la finance et le pouvoir. Face à Philippe Conrad, très au fait également de la folle tentative qui consiste à effacer la peinture de ses bases esthétiques, Aude de Kerros insiste sur l'intervention directe de l'Etat pour légitimer et imposer ce qui est devenu un conformisme, malgré le faible succès public de ces manifestations dites artistiques où le mauvais goût le dispute à l'outrance. "L'imposture de l'art contemporain - Une utopie financière" par Aude de Kerros - Ed. Eyrolles poche - 406 p.Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?
Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.
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