Passé Présent

Passé-Présent n°309 : Le procès du commandant Hélie de Saint Marc

Publiée le 15/06/2021
Bernard Zeller, répondant à l'invitation de Philippe Conrad, était l'homme idoine pour relater les hauts faits qui parsemèrent l'existence exceptionnelle du commandant Hélie Denoix de Saint Marc (1922-2013). Membre actif d'un réseau de résistance à l'âge de 19 ans ; arrêté, emprisonné, déporté à Buchenwald en 1943 ; officier parachutiste de la Légion étrangère en Indochine de 1948 à 1954 ; il sert et commande le 1er REP à Suez puis en Algérie ; Saint-Cyrien aux 13 citations ; Grand-Croix de la Légion d'Honneur, Saint Marc conserva toute sa vie une rectitude, une honnêteté et une force morale peu courantes. Traduit devant le Haut Tribunal militaire créé pour juger les principaux protagonistes du "putsch" d'Alger (22/04/61), il fut condamné à 15 années de détention criminelle, alors que le ministre de la Justice, Edmond Michelet, avait enjoint au procureur général de requérir la peine de mort. Ayant pu avoir accès aux archives du procès, Bernard Zeller met particulièrement en exergue le fait que l'accusation se porta essentiellement sur les faits, et non sur le fond. "Le procès du commandant de Saint Marc" présenté et annoté par Bernard Zeller, préfacé par le professeur Olivier Dard - Nouvelles éditions latines (NEL) - 212 p. - 19 €. Spécialiste du second conflit mondial, André Posokhow décrypte le documentaire diffusé à la télévision le 10/01/21 sur "RMC Découverte" et titré "Le sauvetage des juifs sous l'occupation allemande" en apportant sur ce sujet sensible à la fois le recul et l'objectivité qui devraient prévaloir chez tout intègre historien.

Passé-Présent avec Odile de Lacoste Lareymondie - Quand la Martinique se révolte contre la Révolution !

Publiée le 10/06/2026

En 1793, pendant que la Révolution guillotinait à Paris et que la Vendée brûlait, une autre résistance s'organisait – à six mille kilomètres de la métropole, dans une colonie que Paris croyait acquise. Des planteurs, leurs esclaves, des hommes de couleur libres. Ensemble, contre les commissaires de la Convention, contre le tribunal révolutionnaire qu'on installait déjà sur la place principale de Fort Royal. Ils ont tenu des mois, gagné des batailles, et contraint Rochambeau lui-même – fils du héros de la guerre d'indépendance américaine – à capituler après quarante-trois jours de siège. La Martinique n'a pas connu la Terreur. Les familles sont restées sur leurs terres, l'île a traversé le XIXe siècle avec une continuité sociale que la Guadeloupe voisine, dévastée par Victor Hugues, n'a jamais retrouvée. Cette histoire, l'historiographie officielle ne la raconte pas. Pour raconter cette page d'histoire méconnue "Passé-Présent" reçoit Odile de Lacoste Lareymondie pour son ouvrage "La Vendée créole" paru chez Via Romana.