Passé Présent
Passé-Présent n°282 : L'art de la guerre idéologique
L'art de la guerre idéologique
François-Bernard Huyghe, hôte de Philippe Conrad, est l'auteur d'un ouvrage savant sur l'Art de la guerre idéologique, publié en 2019 aux éditions du Cerf, dans lequel il dégage les caractères spécifiques propres à l'affrontement politique entre groupes humains, analysant comment l'idéologie dominante conquiert et s'installe dans les esprits, suscitant néanmoins la réaction de blocs populaires critiques envers les décideurs qui se sont rendus maîtres du pouvoir intellectuel.L'expulsion des morisques d'Espagne
Philippe Conrad évoque la 2è guerre de Grenade (1568-1570) consécutive à la révolte des morisques - soutenus par des milliers de Turcs et de barbaresques - qui par leur refus d'assimilation à la chrétienté andalouse présentèrent un danger évident pour l'unité du royaume d'Espagne, en cette mer Méditerranée "cœur violent du monde" selon Fernand Braudel. Leur expulsion vers l'Afrique du nord, planifiée et effective à partir de 1609, écarta toutefois cette menace.L'intrépide aviateur Hubert Latham
Très jeune passionné par l'aviation, Hubert Latham (1883-1912), adversaire malheureux de Louis Blériot dans la 1ère traversée de la Manche, établit à partir de 1909 plusieurs records mondiaux de hauteur. Aussi flegmatique qu'audacieux, ses prouesses firent le tour du monde. Cependant, contrairement à son vœu, il ne périt pas en vol mais sur la terre ferme, probablement assassiné au Tchad. Encore un pionnier de l'aviation dont l'existence nous est contée par Anne Sicard.Passé-Présent avec Odile de Lacoste Lareymondie - Quand la Martinique se révolte contre la Révolution !
En 1793, pendant que la Révolution guillotinait à Paris et que la Vendée brûlait, une autre résistance s'organisait – à six mille kilomètres de la métropole, dans une colonie que Paris croyait acquise. Des planteurs, leurs esclaves, des hommes de couleur libres. Ensemble, contre les commissaires de la Convention, contre le tribunal révolutionnaire qu'on installait déjà sur la place principale de Fort Royal. Ils ont tenu des mois, gagné des batailles, et contraint Rochambeau lui-même – fils du héros de la guerre d'indépendance américaine – à capituler après quarante-trois jours de siège. La Martinique n'a pas connu la Terreur. Les familles sont restées sur leurs terres, l'île a traversé le XIXe siècle avec une continuité sociale que la Guadeloupe voisine, dévastée par Victor Hugues, n'a jamais retrouvée. Cette histoire, l'historiographie officielle ne la raconte pas. Pour raconter cette page d'histoire méconnue "Passé-Présent" reçoit Odile de Lacoste Lareymondie pour son ouvrage "La Vendée créole" paru chez Via Romana.
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